Cura

Cura sous Linux

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Cura est le dernier maillon logiciel de la chaîne d’impression 3D. Développé en open source par Ultimaker, on le trouve sur toutes les plate-formes. Nous allons voir comment l’installer et l’utiliser sous Linux avec notre Dagoma Discovery 200.

Cura assure, dans cet ordre, les fonctionnalités suivantes de la chaîne d’impression 3D :

  • L’agencement
  • Le renforcement
  • Le slicing
  • La conversion en Gcode

L’agencement consiste à charger un ou plusieurs objets sur le plateau virtuel de l’imprimante, à les placer, les faire pivoter ou les mettre à l’échelle.

Le renforcement consiste à calculer automatiquement des ajouts de matière jetables soutenant les parties de notre objet qui en auront besoin. Il y a deux types de renforts : Le raft, qui sert de fondations à un objet, l’empêchant de se décrocher en cours d’impression (j’en ai fait l’expérience dès ma première impression); et les supports, qui pour garder l’analogie du bâtiment, sont des échafaudages servant à supporter les parties de l’objet qui seraient en porte-à-faux sans, et donc ne seraient pas imprimables.

Le slicing est la découpe d’un objet 3D en couches qui seront déposées successivement l’une par dessus l’autre sur le plateau de l’imprimante 3D.

La conversion en Gcode consiste à convertir ces tranches en 2 dimensions, en commandes de mouvement et d’actions, compréhensibles par l’imprimante. Par exemple : Fait chauffer la buse à 210 °C, parcours 2 cm sur l’axe X, puis 1 cm sur l’axe Y, etc. Pour information, le Gcode est un langage standardisé qui pilote tous types de machines à commandes numériques (imprimantes 3D, CNC, laser cutters, etc).

À l’heure où j’écris ces lignes, Cura est disponible en version 15.04.4 sous Linux, et c’est celle que j’ai installé. Le site d’Ultimaker devrait détecter votre système d’exploitation, mais pas votre architecture. Vous trouverez la version 64 bits de Cura sur la liste des versions.

L’installation est plutôt simple, mais la grande différence entre Windows / Mac et Linux, c’est que sous Linux nous n’avons pas accès à la version de Cura by Dagoma, version pré-paramétrée pour la Discovery200. Qu’à cela ne tienne, Dagoma a rédigé un tutoriel très précis sur son paramétrage.

Sous Linux, nous passerons directement à l’option 2 et configurerons manuellement notre imprimante, sans passer par un fichier .ini.

À noter que Cura est disponible en Français, mais les captures d’écran du tutoriel sont en anglais. Je dirais qu’elles proviennent de la version Mac de Cura. Il peut valoir le coup de passer Cura en anglais le temps de la configuration si on ne maîtrise pas naturellement les deux langues.

La seule différence que j’ai pu déceler entre le tutoriel et le logiciel, c’est la taille de buse, qui se trouve dans le premier onglet dans l’application, et dans le second sur les captures d’écran.

Quand on remplira la section start, qui contient le début de tout fichier Gcode qui sera généré par l’application, on veillera à corriger la hauteur de buse de départ que l’on a déterminé pour notre imprimante lors de l’étalonnage (voir article précédent).

En règle générale, je veille à activer les renforts systématiquement partout. Ils n’apparaîtront bien-sur que s’ils sont nécessaires. Comme type d’accroche, j’utilise soit Aucun, si la pièce a une grande surface « au sol » et n’est pas très haute; sinon j’active le raft, qui évite que la buse ne fasse tomber la pièce par effet de levier quand elle commence à prendre de la hauteur.

Quand on enregistre le Gcode avec Cura, il le nomme d’après le nom de l’objet d’origine. Comme indiqué dans le tutoriel de Dagoma, il faut systématiquement le renommer en « dagoma0.g » pour que la Discovery200 le voit.

Les plate-formes de téléchargement d’objet sont généralement très bien fournies, et on a vite fait de passer un temps phénoménal à consulter leurs catalogues en ligne. Pour ma part, j’utilise beaucoup Thingiverse. On peut y trouver Dagoma, ou moi 🙂

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Un commentaire

  1. Je me suis mis à l’impression 3D depuis environ 2 ans avec une Printbot et l’évolution de cette technologie est assez impressionnante notamment au niveau des consommables. En 2011 je me souviens être allé une fois dans un fablab pas très loin de chez moi et ils avaient une Ultimaker original qui n’imprimait que des filaments abs en noir ou en blanc.. autant dire que c’était vraiment très restreint, alors qu’aujourd’hui on ne sait plus ou donner la tête tant il y a une profusion de filaments… Outre les logiciels de modélisation, les slicers évoluent dans le bon sens et propose de plus en plus de fonctionnalités je pense notamment au dernier cura 3 ( http://www.primante3d.com/cura-3-0-27102017/ ) qui permet de gérer plusieurs imprimantes 3D à la fois, à ce sujet je me demandais s’il était possible de faire imprimer des pièces différentes sur chaque machine avec ce logiciel ? Par ailleurs savez-vous si Dagoma prévoit de sortir une nouvelle machine cette année ?

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